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Appareil
Le Centrair C101 Pégase est un planeur monoplace de classe standard, conçu au début des années 1980 et abondamment utilisé dans les clubs français, en raison de son origine française et de sa polyvalence (simplicité de pilotage, performance, sécurité). Il est également utilisé pour former les officiers pilotes de l'armée de...
Alexandre Gotillot
En principe, on pourrait se dire (à raison) que le mois de Novembre n’est pas le plus profitable pour les vélivoles. Quand la météo se décide à passer en mode « temps pourri », elle reste sur ce mode pendant un bon moment et ça nous donne de longues journées grises, froides et pluvieuses.

Et pourtant, c’est tout de même en Novembre dernier que j’ai pu faire mon vol d’une heure (étape obligatoire pour tout jeune lâché aspirant au brevet de pilote planeur) ainsi qu’un autre beau vol en onde sur les pentes du Bugey. En réalité, rien n’est perdu, il faut juste se motiver pour sortir les machines et accepter de voler par -5°C dans le cockpit… Comme le dis le chef pi : tout temps est volable si on le veut. (Ouais, enfin je ne l’ai jamais vu décoller en plein orage ou sous la pluie quand même hein…) Après, le tout est d’accepter de partir pour quelques tours de piste.

Du coup, ce samedi premier Novembre, quand j’ai vu le ciel, je me suis dit que ça pouvait être bon. Arrivé au club à 10h comme d’hab, je retrouve quelques autres vélivoles en train de checker la nouvelle acquisition de deux pilotes de notre section VV : un superbe Cirrus Libre (18m d’envergure). Un de plus à rentrer dans le hangar…

Après le traditionnel repas du midi, mise en piste des machines. Le ciel est d’un bleu limpide et le vent est quasi nul. Histoire d’assurer la demi heure, je choisi de me larguer sur la montagne de Tentanet, à 1300m. Là bas, un léger vent orienté sud me porte à peine sur les reliefs, et le temps de faire un ou deux 8 je m’aperçois que le ciel « limpide » consiste en fait en une belle inversion, au niveau du sol. Résultat, on ne distingue à peine le terrain et le relief en bas. Après une ou deux bonnes dégueulantes je me retrouve bas et décide de rentrer. Avec ce brouillard collé au sol, je dois me repérer au scintillement des lacs et aux méandres du Rhône pour prendre le bon cap… heureusement, c’est un coin où nous allons voler fréquemment.

Au final, 30min de vol mais de belles photos à partager! :D


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En cours de remorquage - Mont Blanc au fond

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Bassin du Rhône - Contreforts de Chartreuse au fond

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Montagne et Col de l'Épine, au fond, massif de Belledonne

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Pointe du Tentanet, montagne de St Benoît et d'Izieu

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Beauges et massif du Mont Blanc

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Bassin du Rhône, et l'inversion de température au sol

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Plaine de Belley - massif du Mont Blanc
Cécile Theck - Mardi 04 novembre 2014 à 20:55
Jolies photos! Chez nous samedi, il y avait de l'ondulette sur la Hoëgne entre 200 et 300m. Mais bon, l'onde ici, c'est max. 10 jours en hiver: les autres (en général) il pleut. :( Vivement la nouvelle saison! ;)
Alexandre Gotillot - Jeudi 06 novembre 2014 à 18:02
Ben chez nous l'onde peut vite se créer, dès qu'on a un peu de Sud c'est parti. Vu qu'on est à la fin de la vallée du Rhône, ça arrive à donner un peu mais ça reste assez exceptionnel. Mais ça reste mon type de vol préféré, et de loin: le plus technique (pour accrocher en sous-ondulatoire) et le plus cool une fois qu'on est en régime laminaire. Malheureusement (ou pas?) je ne serais pas de la partie pour la prochaine saison car j'ai pour projet de partir au Canada pour entamer une formation de pilote pro. Donc exit le planeur...et ça va me manquer! J'y retournerais sûrement un jour... Quoiqu'il en soit, j'essaie de profiter de toutes les occasions qui se présentent pour le moment pour continuer de me faire plaisir en planeur!
Pierre Toussaint - Dimanche 23 novembre 2014 à 00:21
Splendides photos ! Et en novembre !
Alexandre Gotillot - Mardi 25 novembre 2014 à 18:14
Merci! Oui on arrive à avoir de belles photos, même fin Novembre! Maintenant la plupart des sommets sont enneigés, donc c'est encore mieux ;D Dommage que le temps ne se prête pas plus au vol à voile en ce moment.
Alexandre Gotillot
L'automne... Synonyme de derniers barbecues de l'année entre potes, de fin des soirées improvisées qui n'en finissent pas en terrasse, du beau temps et des activités extérieures. Bref, pour les furieux du vol à voile, synonyme de fin de saison et de dépression imminente.

Mais ça c'était avant. (Mouvement de lunettes de rigueur.) Maintenant on se tape des été bizarres et des automnes plutôt cools (bon, je vais pas parler trop vite non plus hein...) Ce week end était annoncé comme pourri, et de fait le temps a été très instable...ceci dit ça tombe bien, en planeur plus c'est instable et mieux c'est! Samedi, malgré un voile au sud et de nombreux TCU sur le relief, nous sommes 4 planeurs à décoller. Au final, des vols d'une moyenne de 1h30 et 4 planeurs dans le tour de piste en même temps!!

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Grattage de marianne en cours, samedi

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En cirrus, transition vers le sud et symétrie foireuse...

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Vertical Morestel.

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Commence à y avoir du squat de pompe là.

Dimanche, le temps s'annonce plus que mitigé, mais une fenêtre s'ouvre à la suite d'un orage et nous appelle. Pour moi c'est un grand jour: lâché Pégase! À Morestel, cela veut surtout dire qu'on est autorisé campagne et c'est le dernier planeur du club à essayer. En gros, la concrétisation quoi. Je mesure l'insigne honneur qui m'est fait. Le chef pi, réaliste et prudent (et un peu fourbe, faut bien reconnaitre) me demande de partir en premier pour servir de cobaye à pompe. Je suis rapidement briefé sur la machine: la bête est stable, sans surprise, agréable et docile. Rien à voir avec le Cirrus standard que j'ai passé un petit mois à dompter. Les consignes sont claires, et sans appel: tu largues à 1000m (750m sol) et tu le prend en main: accélération, décélération, décrochage, mise en virage plus ou moins prononcées... Deux trois autres consignes en parallèle, et me voilà sanglé et prêt au départ. Pouce levé, on part et direct et sous un cumulus en plus!! Au nord-est, à 12kms un orage s'abat de tout son poids sur Belley, il faudra le garder à l'oeil. Une chance pour nous, le vent est à tendance Ouest et pousse le monstre sur Chambéry. Je largue comme demandé sous le premier cumulus...oups, réflexe! Mais bon, un vario à +2 ça ne se refuse pas. Du coup je checke la mise en virage par la même occasion!

Ce planeur répond de façon directe mais douce aux moindres sollicitations au manche. Ses ailes souples le rendent sensible au moindre pet de mouche et la moindre ascendance se prend mieux que si elle était matérialisée par une grosse flèche clignotante! C'est un réel bonheur, et la pompe se centre sans la moindre difficulté. Mon plan est simple: une fois au plafond, je m'accroche sous les nuages.

Me voilà au plafond, sous des superbes étalements de cumulus congestus qui me portent et qui m'offrent des rues d'ascendances à perte de vue! La dérive est prononcée, mais à une altitude de 1300m je peux me permettre des cheminements sympas... j'en oublierai presque que je n'ai jamais piloté ce planeur! C'est une merveille aux commandes, qui ne déclenche pas en spiral. Je le prends très rapidement en main et je l'adopte aussitôt! Au final, pendant un vol de 2h50 j'ai collé sous les cums trouvés qui se défaisaient de façon très rapide mais se remontaient aussitôt! Après un point bas en zone de perte d'altitude, je me suis même permis le luxe de retaper un +2 avec le train sorti... et de refaire le plafond! Sur la vallée du Rhône, les Alpes et le Nord, des orages et d'énormes TCU encadraient l'horizon, mais restaient assez loin pour ne pas être une gêne.

Bref, encore un bon week end!!


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En pégase!

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De belles rues en construction.

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Collé au plafond! Y'a plus qu'à avancer...

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Le Rhône

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Bon, on va contourner hein...

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Prêt au départ!

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Tiens, ça doit monter par là bas...

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Retour maison.
Cécile Theck - Lundi 22 septembre 2014 à 17:24
Bravo pour le laché pégase! C'est vrai que c'est une belle machine agréable aux commandes.
Alexandre Gotillot - Lundi 22 septembre 2014 à 18:20
Merci! C'est surtout une machine qu'on peut piloter sans "serrer les fesses", contrairement au Cirrus standard qui est assez instable, surtout à basse vitesse en spirale.
Tout est chargé